Prévu initialement pour 2017, le surf park est toujours au programme

Tout a commencé en 2012, par la création d'une page Facebook "Pour une piscine à vagues surfables à Bordeaux". Une page parmi tant d'autres, qui aurait pu se noyer dans la masse et tomber dans l'oubli, comme de nombreux projets.
Mais c'était sans compter sur la détermination de Mathieu Ladouch, ingénieur dans les énergies renouvelables et l'eau, initiateur du projet.

5 ans plus tard, 4 collaborateurs recrutés et quelques investisseurs trouvés, le futur surf park de Bordeaux semble sur le point d'être lancé. Prévu initialement pour 2017, les travaux n'ont toujours pas commencés mais cela ne saurait tarder. En effet, une présentation de son avancée aura lieu le 23 juin, promesse d'annonces concrètes.

En attendant, de nombreuses critiques ont été émises à l'encontre du concept-même de vagues artificielles en ville, alors que l'océan ne se trouve qu'à quelques kilomètres de la métropole. Et elles sont tout à fait légitimes ; un surf park ne pourra jamais remplacer les sensations de surf en milieu naturel.
Mais il faut aussi préciser que les réticents n'ont pas forcément compris le but du concept : le surf park se veut complémentaire de la pratique classique.
On vous dit pourquoi ce projet est nécessaire dans le paysage français.

Du surf, tous les jours

Le but premier, lorsque Mathieu Ladouch a commencé à penser le projet, était de répondre à un besoin latent de la part de la population surf de Bordeaux et ses alentours : proposer un lieu de surf hyper-accessible, en ville, pour pratiquer sans contraintes.
En effet, nous, les sportifs de la glisse, sommes énormément soumis à des critères météo précis pour profiter pleinement de notre passion. Et au vu des nombreux sites de report météo glisse (LSI, Windguru, Surf Report, pour ne citer qu'eux), ce n'est un secret pour personne.
Ajoutez à cela les bouchons interminables sur la route Bordeaux-Lacanau pendant les beaux jours et la fatigue post-boulot, et vos sessions deviennent de moins en moins fréquentes.

Avec le Surfpark Bordeaux, plus besoin de se motiver pour aller surfer ! Et c'est là l'un des gros point fort de ce type d'installation. Il faut donc le voir comme un lieu d'entraînement, de pratique fréquente et régulière pour ne rien perdre entre vos trips vers l'océan.
Un lieu accessible à tous, avec des vagues de 60 cm à 2 mètres, pour une durée de glisse comprise entre 10 et 18 secondes. Un accès Handi Surf, une priorité à l'éducation des plus jeunes aux règles de base de la pratique en mer, et tout un environnement dédié uniquement au surf et à sa culture.
L'ambition est grande mais honorable : les 5 bordelais souhaitent "fédérer le milieu surf".

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Une vision artistique du futur surf park - ©Surfpark Bordeaux

Un projet dans l'air du temps

Avoir une idée, c'est bien, mais avoir une idée qui s'inscrit durablement dans un paysage économique en mouvement, c'est mieux.
Vous nous connaissez bien maintenant, les initiatives écologiques ça nous botte. Sauf que les surf park ne sont pas vraiment reconnus pour respecter l'environnement, bien au contraire. Eh oui, ces structures sont faites en béton et consomment beaucoup d'énergie. Si Laurent Hequily, Bordelais, planche actuellement sur une solution écologique, rien n'est encore fait. Peu de chances donc que son système soit utilisé chez nous.

En revanche, Surfpark Bordeaux n'est pas en reste, malgré ce bémol. L'équipe souhaite qu'une heure passée dans le bassin soit compétitive à un aller-retour à l'océan en terme d'empreinte carbone. Des matériaux locaux, comme le bois des Landes, seront privilégiés. Tout sera fait pour minimiser les dégâts sur la planète.

Et ce n'est pas tout : le futur surf park bordelais sera surtout un véritable lieu de vie, de cohésion et de solidarité. La population a été, dès le début, impliquée dans l'élaboration du concept. Tout d'abord via la page Facebook, puis par des questionnaires et des rencontres en ville. Les Bordelais ont donné leur avis pour faire du surf park un lieu unique.
Des espaces seront dédiés aux associations glisse, aux entreprises et même à des événements ! Au programme : une Maison de la Culture Surf, des expos/jardins/projection de film/espace bien-être, un centre de haut niveau sportif pour les surfeurs de la FFS, des assos de sensibilisation environnementale/de glisse, un labo numérique et scientifique, et, pour les petits creux et les grandes soifs, des restaurants et bars.

Un espace unique en son genre, qui partagera des valeurs de solidarité et de respect de l'environnement. Associé au surf et à sa culture, que demander de plus ?
En tout cas, chez Co-rider.fr, on croit à ce projet et on a hâte de le voir émerger pour y faire un tour !